Ce projet vise à réaliser une étude épidémiologique de surveillance dans une urgence hospitalière en matière de consommation d’alcool et de drogues, à partir de l’analyse de dossiers électroniques. Dans le cadre d’une stratégie équilibrée de surveillance épidémiologique de l’alcool et des autres drogues, l’urgence hospitalière constitue un terrain essentiel de cueillette d’informations. Ce milieu offre la possibilité d’analyser des données épidémiologiques qui ne sont habituellement pas utilisées, afin de compléter la surveillance épidémiologique qui se fait habituellement avec des enquêtes et des données administratives (ex. : données d’hospitalisation).
L’un des objectifs spécifiques de ce projet était d’établir une étude épidémiologique de prévalence des personnes intoxiquées par rapport à l’ensemble des personnes venues à l’urgence de l’hôpital St-Luc durant l’année 2009 (première des deux études constituant ce projet). Un second objectif spécifique était de brosser un portrait des usagers de l’urgence de l’hôpital St-Luc de Montréal, durant l’année 2009, dont les dossiers électroniques comportent la mention d’au moins une substance psychoactive d’intérêt (alcool, drogues illicites ou médicaments psychoactifs) (deuxième des deux études constituant ce projet).
Les résultats de l’étude de prévalence des personnes intoxiquées (cas d’intoxication) par rapport à l’ensemble des personnes (ensemble des cas) venues à l’urgence de l’hôpital St-Luc durant l’année 2009, portent sur la comparaison selon 6 indicateurs de l’ensemble des 1 964 individus ayant effectué 1 138 visites à l’urgence et ayant au moins une mention d’intoxication à leur dossier, à l’ensemble des 26 572 individus ayant effectué 41 083 visites à l’urgence de l’hôpital St-Luc en 2009. Les six indicateurs permettant d’établir l’étude épidémiologique de prévalence sont :
1- Nombre d’individus
2- Nombre de visites
3- Nombre de visites par individu
4- Sexe des individus
5- Âge des individus
6- Moments de la visite à l’urgence (saisons, mois, jours, heures)
D’autre part, les visites faites par les individus de l’ensemble des cas, sont plus fréquentes le jour et le soir (80%) que la nuit (20%), tandis que les visites faites par les individus issus de l’échantillon des cas d’intoxication, sont presque aussi fréquentes la nuit (45%) que le jour et le soir (55%), malgré l’inégalité de la durée des périodes (17 heures pour le jour et soir et 7 heures pour la nuit).
Pour une raison pratique (traitement trop long des indicateurs), le portrait des usagers ayant au moins une mention d’intoxication à une substance psychoactive d’intérêt à leur dossier et ayant visité l’urgence en 2009, a été brossé à l’aide d’un échantillon (échantillon des cas d’intoxication constitué de 687 individus ayant effectué 1 138 visites) de l’ensemble des individus ayant dans leur dossier au moins une mention d’intoxication (cas d’intoxication). Les résultats des indicateurs 7 à 12 seront présentés. Ces indicateurs sont les suivants :
7- Raisons de la visite à l’urgence
8- Catégories de substances psychoactives consommées (nombre de consommateurs
d’alcool, de drogues illicites et de médicaments psychoactifs)
9- Types de consommateurs : consommation d’une ou plusieurs catégories de substances
10- Nombre et types de drogues illicites consommées
11- Nombre et types de médicaments psychoactifs consommés
12- Orientation suite à la visite à l’urgence
Il est à noter, que puisque les données de l’indicateur 12 (orientation suite à la visite à l’urgence) étaient disponibles de manière directe, elles ont été traitées pour l’ensemble des cas d’intoxication (1 964 individus ayant effectuées 2 777 visites).
Les raisons de la visite à l’urgence des individus, ayant dans leur dossier la mention d’au moins une substance psychoactive d’intérêt, se répartissent comme suit : 96% des visites ont été effectuées au moins pour une raison d’intoxication; tandis que 4% des visites l’ont été pour cause de sevrage. Les raisons de la visite sont, soit unique (45%) (intoxication = 44% et sevrage = 1%), soit multiples 55% (intoxication et causes médicales = 45,4%, etc.).
Pour près de 86% des 687 individus de l’échantillon, une mention de consommation d’alcool apparaît à leur dossier. Pour un peu plus de 29% des individus de l’échantillon, une mention de consommation d’au moins un médicament psychoactif est indiqué à leur dossier et un peu moins de 27% ont une mention de consommation d’au moins une drogue illicite à leur dossier.
En ce qui concerne les catégories de substances psychoactives d’intérêt consommées indiquées au dossier des individus ayant visité l’urgence en 2009, on constate que 63% des 687 individus de l’échantillon n’ont qu’une substance consommée indiquée à leur dossier et 37% ont plus d’une substance consommée indiquée à leur dossier. La majorité des individus de l’échantillon (53%) n’ont qu’une mention de consommation d’alcool à leur dossier, vient ensuite la combinaison d’alcool et de médicaments psychoactifs (18%) et la combinaison d’alcool et de drogues illicites (11%).
Pour près de 27% des individus de l’échantillon (182 individus), des informations concernant la consommation de drogues illicites ont été identifiées dans leur dossier. Pour la plupart d’entre eux (85%), une seule drogue illicite consommée a été identifiée. Pour les autres individus, entre 2 (12%) et 3 (3%) drogues illicites consommées ont été identifiées. Les stimulants majeurs (54%), les perturbateurs (23%) et les dépresseurs (15%) sont les types de drogues illicites les plus représentées. Ensuite viennent les hallucinogènes stimulants (9%), les opiacés (8%), les anesthésiques dissociatifs (4%), les hallucinogènes (3%) et les vasodilatateurs (0,5%).
Pour 29,1% (200 individus) des 687 individus de l’échantillon, des informations concernant une consommation de médicaments psychoactifs ont été identifiées dans leur dossier. La plupart d’entre eux consomment entre un et trois médicaments psychoactifs (83,5% des individus qui consomment des médicaments psychoactifs). Les antipsychotiques (45%), les antidépresseurs (44,5%), les anxiolytiques (32,5%) ainsi que les sédatifs et les hypnotiques (30,5%) sont les types de médicaments psychoactifs les plus représentés. Ensuite viennent les opiacés (18%), les stabilisateurs de l’humeur (6%) et les anticholinergiques (2,5%).
La presque totalité des visites (93,6%) ne s’est pas soldée par une hospitalisation. Les données portant sur les visites à l’urgence qui ne se sont pas soldées par une hospitalisation, ne sont habituellement pas utilisées en épidémiologie des toxicomanies, car elles ne sont pas compilées dans des fichiers administratifs d’hospitalisations tel MedEcho.
Afin d'extraire les informations de l'urgence colligées se rapportant à la consommation d'alcool et de drogues chez les usagers, deux bases de données ont été consultées, soit la base de données de l'urgence (système de triage - logiciel SIURGE) et la base de données de l'hôpital St-Luc (Service de gestion de l'information du CHUM).
Comme ces bases de données ne permettent pas d’extraire les dossiers contenant au moins une mention d’alcool ou de drogues simplement par mots-clés, une procédure d’extraction spécifique a donc été développée. Un peu plus d’une dizaine de variables (14) sur les 136 variables que contenaient les bases de données ont été utilisées pour créer 12 indicateurs finaux. Le tableau 1 présente les visées, le nombre de cas impliqués et les 12 indicateurs utilisés pour chacune des deux études constituant ce projet.
Voici la liste des 14 variables utilisées, issues des bases de données de l’hôpital St-Luc :
1. Nombre d’individus venus à l’urgence et présentant dans leur dossier une mention d’intoxication
2. Nombre de visites à l’urgence avec mention d’intoxication
3. Âge des individus
4. Sexe des individus
5. Dates des visites à l’urgence et heures des visites à l’urgence
6. Motifs des visites à l’urgence (texte écrit par l’infirmière)
7. ETG niveau 1 (niveau 1 de l’Échelle canadienne de triage et de gravité)
8. ETG niveau 2 (niveau 2 de l’Échelle canadienne de triage et de gravité)
9. ETG niveau 3 (niveau 2 de l’Échelle canadienne de triage et de gravité)
10. Raisons de consultation à l’urgence (selon des catégories cochées par l’infirmière)
11. Groupe ambulatoire de patients (GAP) (suite au diagnostic d’un médecin)
12. Antécédents médicaux (texte écrit par l’infirmière suite aux dires du patient)
13. Médication (texte écrit par l’infirmière suite aux dires du patient)
14. Orientation du patient (selon des catégories cochées par l’infirmière)
| Étude épidémiologique de prévalence | Portrait des usagers dont les dossiers font mention d’au moins une substance psychoactive d’intérêt | |
|---|---|---|
| Visées de l’étude | Prévalence des personnes intoxiquées par rapport à l’ensemble des personnes venues à l’urgence de l’hôpital St-Luc durant l’année 2009. | Dresser un portrait des usagers ayant effectué au moins une visite à l’urgence de l’hôpital St-Luc durant l’année 2009, dont les dossiers électroniques comportent la mention d’au moins une substance psychoactive d’intérêt (alcool, drogues illicites ou médicaments psychoactifs). |
| Nombre de cas | Les 1 964 individus ayant effectué 2 777 visites à l’urgence de l’hôpital St-Luc et ayant au moins une mention d’intoxication, ont été comparé à l’ensemble des 26 572 individus ayant effectué 41 083 visites à l’urgence de l’hôpital St-Luc en 2009. | Échantillon de 687 individus ayant effectué 1 138 visites à l’urgence de l’hôpital St-Luc et ayant au moins une mention d’intoxication à une substance psychoactive d’intérêt (alcool, drogues illicites ou médicaments psychoactifs) à leur dossier. |
| Indicateurs utilisés | 1- Nombre d’individus 2- Nombre de visites 3- Nombre de visites par individu 4- Sexe des individus 5- Âge des individus 6- Moments de la visite à l’urgence (saisons, mois, jours, heures) |
7- Raisons de la visite à l’urgence 8- Catégories de substances psychoactives consommées (nombre de consommateurs d’alcool, de drogues illicites et de médicaments psychoactifs) 9- Types de consommateurs : consommation d’une ou plusieurs catégories de substances 10- Nombre et types de drogues illicites consommées 11- Nombre et types de médicaments psychoactifs consommés 12- Orientation suite à la visite à l’urgence |
Quatre éléments sont à noter concernant la méthodologie des deux études constituant ce projet (l’étude épidémiologique de prévalence et le portrait des usagers dont les dossiers font mention d’au moins une substance psychoactive d’intérêt).
Premièrement, « l’ensemble des cas » réfère à tous les individus ayant effectué au moins une visite (26 572 individus ayant visité l’urgence 41 083 fois) entre le 1er janvier et le 31 décembre 2009 à l’urgence de l’hôpital St-Luc.
Deuxièmement, « l’ensemble des cas d’intoxication » réfère aux visites (1 964 individus ayant effectué 2 777 visites à l’urgence) effectuées entre le 1er janvier et le 31 décembre 2009 à l’urgence de l’hôpital St-Luc pour lesquelles il y a au moins une mention d’intoxication.
L’extraction des données pour constituer la base de données de « l’ensemble des cas d’intoxication » a été effectuée par l’utilisation du terme « INTOXICATION » à partir de la base de données de « l’ensemble des cas ». Cette procédure a permis d’identifier au moins toutes les intoxications à une substance psychoactive d’intérêt, soit l’alcool, les drogues illicites et les médicaments psychoactifs. Cependant, les données comprenaient aussi des intoxications à d’autres substances (p. ex. alimentaires, substances toxiques, médicaments non psychoactifs) ou encore des intoxications à des substances non spécifiées. En effet, les analyses d’une étude préliminaire, portant sur un échantillon restreint, menées avec les données de 219 visites (150 individus) révèlent que 3,2% des visites n’étaient pas liées à une substance psychoactive d’intérêt et que pour 3,7% des visites la (ou les) substance impliquée n’était pas spécifiée.
Troisièmement, étant donné que dans « l’ensemble des cas d’intoxication » il existe des cas d’intoxication à d’autres substances et des cas d’intoxication à des substances non spécifiées et, étant donné que nous voulions constituer « l’échantillon des cas d’intoxication » pour lesquels il y a au moins une mention d’intoxication à une substance psychoactive d’intérêt (alcool, drogues illicites, médicaments psychoactifs), nous avons procédé de la manière suivante. Nous avons sélectionné des cas aléatoirement dans l’ensemble des cas d’intoxication, (l’ensemble des cas est constitué de 1 964 individus ayant effectué 2 777 visites à l’urgence) et avons retiré, les cas d’intoxication à d’autres substances et les cas d’intoxication à des substances non spécifiées. Cette procédure a permis de constituer « l’échantillon des cas d’intoxication » pour lesquels il y a au moins une mention d’intoxication à une substance psychoactive d’intérêt (alcool, drogues illicites, médicaments psychoactifs), soit 1 138 visites effectuées par 687 individus. Un échantillonnage de « l’ensemble des cas d’intoxication » s’est avéré nécessaire puisque l’analyse des dossiers électroniques à partir de certains indicateurs (les indicateurs 7 à 11) requérait un temps considérable.
Quatrièmement, le présent projet est une étude épidémiologique dans laquelle les analyses statistiques sont descriptives (plus particulièrement des pourcentages). Dans la cadre de l’étude épidémiologique de prévalence (indicateurs 1 à 6), les caractéristiques de la population sont connues. Des analyses statistiques de types inférentielles ne sont donc pas nécessaires. Pour ce qui est des résultats du portrait des usagers dont les dossiers font mention d’au moins une substance psychoactive d’intérêt, ceux-ci comportent une possible marge d’erreur d’ampleur acceptable en ce qui a trait aux indicateurs 7 à 11. En effet, un échantillon de 687 individus «l’échantillon des cas d’intoxication » soit 35% des 1 964 individus composant la population « l’ensemble des cas d’intoxication » avec un niveau de confiance de 95% comporte un intervalle de confiance (IC) ou marge d’erreur de 3%.
Les résultats de l’étude de prévalence des personnes intoxiquées (cas d’intoxication) par rapport à l’ensemble des personnes (ensemble des cas) venues à l’urgence de l’hôpital St-Luc durant l’année 2009, portent sur la comparaison selon 6 indicateurs de l’ensemble des 1 964 individus ayant effectué 1 138 visites à l’urgence et ayant au moins une mention d’intoxication à leur dossier, à l’ensemble des 26 572 individus ayant effectué 41 083 visites à l’urgence de l’hôpital St-Luc en 2009. Les six indicateurs permettant d’établir l’étude épidémiologique de prévalence sont :
1- Nombre d’individus
2- Nombre de visites
3- Nombre de visites par individu
4- Sexe des individus
5- Âge des individus
6- Moments de la visite à l’urgence (saisons, mois, jours, heures)
En termes d’individus, la base de données des cas intoxication compte 1 964 individus venus à l’urgence, soit 7,4% de tous les individus (26 572 individus) venus à l’urgence au cours de l’année 2009. La base de données des cas intoxication compte 2 777 visites à l’urgence soit, 6,8% de toutes les visites à l’urgence (41 083 visites) durant l’année 2009.
| Ensemble des cas venus à l’urgence en 2009 | Cas d’intoxication venus à l’urgence en 2009 | Proportion | |
|---|---|---|---|
| Nombre d’individus (dossiers) | 26 572 individus | 1 964 individus | 7,4% |
| Nombre de visites (épisodes) | 41 083 visites | 2 777 visites | 6,8% |
La moyenne du nombre de visite à l’urgence par individu est de 1,5 pour l’ensemble des cas et de 1,4 pour les cas d’intoxication. La grande majorité des individus ayant visité l’urgence en 2009 n’ont fait qu’une seule visite à l’urgence et ce, autant pour l’ensemble des cas (73,9%) que pour les cas d’intoxication (85,5%). Le maximum de visites faites par un individu pour l’ensemble des cas est de 61 visites et de 46 visites pour les cas d’intoxication.
| Ensemble des cas venus à l’urgence en 2009 | Cas d’intoxication venus à l’urgence en 2009 | |||
|---|---|---|---|---|
| n visites | nombre d’individus | % sur 26 572 | nombre d’individus | % sur 1 964 |
| 1 | 19 632 | 73,9 | 1 679 | 85,5 |
| 2 à 6 | 6 567 | 24,7 | 15 | 0,8 |
| 7 à 11 | 272 | 1,0 | 256 | 13,0 |
| 12 à 16 | 57 | 0,2 | 6 | 0,3 |
| 17 à 21 | 19 | 0,1 | 3 | 0,2 |
| 22 à 25 | 6 | 0,02 | 3 | 0,2 |
| Plus de 25 | 19 | 0,1 | 3 | 0,2 |
| Total | 26 572 | 100 | 1964 | 100 |
Pour l’ensemble des cas, il y a environ autant d’individus de sexe masculin (51%) que de sexe féminin (48%) qui ont visité l’urgence. Tandis que parmi l’échantillon des cas d’intoxication, il y a environ deux fois plus d’hommes (71%) que de femmes (29%).
*L’information sur le sexe est manquante pour 241 individus (1% de 26 572)
L’ensemble des individus ayant visité l’urgence sont âgés en moyenne de 44,4 ans, tandis que les individus issus de l’échantillon des cas d’intoxication sont âgés en moyenne de 6,5 ans de moins, soit 37,9 ans en moyenne.
Les individus de sexe masculin et de sexe féminin issus de l’ensemble des cas sont en moyenne à peu près le même âge (moyenne de 45 ans et de 44 ans respectivement). Les femmes (moyenne de 32,6 ans) de l’échantillon cas d’intoxication, sont en moyenne 7,4 ans plus jeunes que les hommes (moyenne de 40 ans) issus du même échantillon et en moyenne 11,8 ans plus jeunes que l’ensemble des cas moyens de 44,4 ans .
| Ensemble des cas venus à l’urgence en 2009 | Cas d’intoxication venus à l’urgence en 2009 | ||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Tous | M | F | Tous | M | F | ||
| % | 99%* | 51% | 48% | 100% | 71% | 29% | |
| (n individus) | (26 331) | (13 597) | (12 734) | (1 964) | (1 399) | (565) | |
| Age | moyenne | 44,4 | 45,3 | 43,7 | 37,9 | 40 | 32,6 |
| (écart-type) | (19) | 18,2) | (19,8) | (15,3) | (15,3) | (14) | |
| médiane | 42 | 44 | 39 | 37 | 40 | 28 | |
| médiane | 0 | 0 | 0 | 14 | 15 | 14 | |
| médiane | 101 | 98 | 101 | 91 | 91 | 78 | |
Note :
M=masculin; F=féminin
*l’information concernant le sexe est manquante pour 241 individus sur 26 572 (1%).
La figure II indique que les individus des cas d’intoxication sont âgés de 45 ans et plus (35,6%), qu’ils sont plus nombreux que ceux ayant moins de 25 ans (26,5%) et en proportion, à peu près équivalente à ceux âgés entre 25 ans et 44 ans (37,9%). En ce qui concerne l’ensemble des cas âgés de 45 ans et plus (45,5%), ils sont un peu plus nombreux que ceux âgés entre 25 et 44 ans (38,5%) et en plus grande proportion que ceux âgés de moins de 25 ans (15,1%).
Les hommes de plus de 45 ans et de moins de 25 ans constituent les catégories d’individus les plus représentées (29,2% et 26,7% respectivement), tandis que les femmes, de la même catégorie d’âge, constituent la catégorie la moins représentée (6,4%) des individus de l’ensemble des cas d’intoxication. Les hommes de plus de 45 ans (25,3%) constituent les catégories d’individus les plus représentées, tandis que les individus de sexe masculin (7,1%) et féminin (8%) constituent les catégories les moins représentées des individus de l’ensemble des cas.
Les saisons : Les visites de l’ensemble des individus ayant visité l’urgence, se répartissent à peu près également (le quart) à chacune des quatre saisons. Pour leur part, les individus de l’échantillon des cas d’intoxication sont plus nombreux à visiter l’urgence en été (28%) qu’en hiver (21%).
| Ensemble des cas venus à l’urgence en 2009 | Cas d’intoxication venus à l’urgence en 2009 | |||
|---|---|---|---|---|
| Saisons | n | % sur 41 083 | n | % sur 2 777 |
| Printemps (21 mars-21 juin) | 10 552 | 26 | 754 | 27 |
| Été (22 juin-22 septembre) | 10 806 | 26 | 770 | 28 |
| Automne (23 septembre-20 décembre) | 9 931 | 24 | 677 | 24 |
| Hiver (21 décembre-20 mars) | 9 794 | 24 | 576 | 21 |
| Total | 41083 | 100 | 2777 | 100 |
Note. n = nombre de visites
Les mois de l’année : Les mois de décembre, janvier et février sont les mois au cours desquels les visites à l’urgence sont les moins nombreuses. Pour l’ensemble des cas, le mois d’août est le mois où les visites ont été les plus nombreuses (8,9% des visites) marquant un écart de 1,3% avec le mois où il y a eu le moins de visites, c’est-à-dire le mois de décembre (7,6% des visites). Pour les cas d’intoxication, l’écart, entre le mois d’octobre le mois accusant le plus de visites (9,6% des visites) et le mois de février, le mois accusant le moins de visites (6,3% des visites), est de 3,3%.
| Tous les cas | Cas d’intoxication | |||
|---|---|---|---|---|
| Mois | n | % sur 41 083 | n | % sur 2 777 |
| Jan. | 3 253 | 7,9 | 187 | 6,7 |
| Fév | 3 153 | 7,7 | 175 | 6,3 |
| Mars | 3 524 | 8,6 | 226 | 8,1 |
| Avril | 3 461 | 8,4 | 246 | 8,9 |
| Mai | 3 482 | 8,5 | 249 | 9,0 |
| Juin | 3 467 | 8,4 | 244 | 8,8 |
| Juil. | 3 595 | 8,8 | 258 | 9,3 |
| Août | 3 668 | 8,9 | 257 | 9,3 |
| Sept. | 3 434 | 8,4 | 249 | 9,0 |
| Oct. | 3 547 | 8,6 | 266 | 9,6 |
| Nov. | 3 395 | 8,3 | 206 | 7,4 |
| Déc. | 3 104 | 7,6 | 214 | 7,7 |
| Total | 41083 | 100 | 2777 | 100 |
Note. n = nombre de visites
Les jours de la semaine et heures de la journée : En ce qui concerne les heures de visites, pour l’ensemble des cas, se sont effectuées plus fréquemment durant le jour et le soir (80% des visites) que la nuit (20%). Au premier abord, ceci semble évident puisque la période du jour et du soir s’étend sur 17 heures (4h à 20h59) tandis que la période de la nuit s’étend sur 7 heures (21h à 3h59).
Malgré l’inégalité de la durée des périodes comparées, les visites effectuées par les individus de l’échantillon des cas d’intoxication se répartissent à peu près également le jour-soir (55%) et la nuit (45%) (voir tableaux 5 et 6).
| Tous les cas Période de 17 hrs Jour et soir (4h à 20h59) | Cas d’intoxication Période de 17 hrs Jour et soir (4h à 20h59) | |||
|---|---|---|---|---|
| n | % sur 41 083 | n | % sur 2 777 | |
| Dimanche | 3 769 | 9,2 | 211 | 7,6 |
| Lundi | 5 368 | 13,1 | 206 | 7,4 |
| Mardi | 5 081 | 12,4 | 187 | 6,7 |
| Mercredi | 4 799 | 11,7 | 196 | 7,1 |
| Jeudi | 4 975 | 12,1 | 237 | 8,5 |
| Vendredi | 4 976 | 12,1 | 234 | 8,4 |
| Samedi | 3 841 | 9,3 | 251 | 9,0 |
| Total | 32809 | 79,9 | 1522 | 54,8 |
Note. n = nombre de visites
Pour une raison pratique (traitement trop long des indicateurs), le portrait des usagers ayant au moins une mention d’intoxication à une substance psychoactive d’intérêt à leur dossier et ayant visité l’urgence en 2009, a été brossé à l’aide d’un échantillon (échantillon des cas d’intoxication constitué de 687 individus ayant effectué 1 138 visites) de l’ensemble des individus ayant dans leur dossier au moins une mention d’intoxication (cas d’intoxication). Les résultats des indicateurs 7 à 12 seront présentés. Ces indicateurs sont les suivants :
7- Raisons de la visite à l’urgence
8- Catégories de substances psychoactives consommées (nombre de consommateurs d’alcool, de drogues
illicites et de médicaments psychoactifs)
9- Types de consommateurs : consommation d’une ou plusieurs catégories de substances
10- Nombre et types de drogues illicites consommées
11- Nombre et types de médicaments psychoactifs consommés
12- Orientation suite à la visite à l’urgence
Le tableau 7 présente les raisons de la visite à l’urgence pour les 1 138 visites de l’échantillon. Ces visites se répartissent comme suit : 96% des visites ont été effectuées au moins pour une raison d’intoxication; tandis que 4% des visites l’ont été au moins pour cause de sevrage.
Pour près de la moitié des visites (45%), une seule raison était indiquée au dossier et pour 44,1% des visites cette raison unique était l’intoxication; tandis que le sevrage représente 0,9% des raisons uniques de visites.
En ce qui a trait aux raisons multiples incluant l’intoxication, pour 45,4% des visites, l’intoxication et des raisons médicales étaient mentionnées. Pour une plus faible proportion des visites à raisons multiples incluant l’intoxication, nous retrouvons en ordre décroissant les pourcentages suivants : une mention d’intoxication et des raisons psychiatriques (9,5%); une mention d’intoxication et une demande de traitement de désintoxication (3,6%) ainsi qu’une mention d’intoxication et des problèmes sociaux (1,8%).
En ce qui a trait aux raisons multiples incluant le sevrage, nous retrouvons en ordre décroissant les pourcentages suivants : une mention de sevrage et des raisons médicales (2,5%); une mention de sevrage et une demande de désintoxication (1,2%); une mention de sevrage et des raisons psychiatriques (0,7%).
Il est à noter qu’un peu moins de 5% (4,8%) des visites à l’urgence ont fait l’objet d’une demande pour un traitement de désintoxication.
| Tous | Raison unique | Raisons multiples | ||||||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Médical1 | Psychiatrie2 | Demande de désintoxication | Problème social3 | |||||||||
| n | %* | n | %* | n | %* | n | %* | n | %* | n | %* | |
| Intoxication | 1093 | 96 | 502 | 44,1 | 517 | 45,4 | 108 | 9,5 | 41 | 3,6 | 20 | 1,8 |
| Sevrage | 45 | 4 | 10 | 0,9 | 28 | 2,5 | 8 | 0,7 | 14 | 1,2 | 0 | 0 |
| Total | 1 138 | 100 | 512 | 45 | 545 | 47,9 | 116 | 10,2 | 55 | 4,8 | 20 | 1,8 |
*sur 1 138 visites à l’urgence 1 P. ex. : douleurs, traumatismes crâniens, arythmies, pneumonies, malaises, indurations douloureuses, céphalées, pertes de conscience, troubles respiratoires, lacérations. 2 P. ex. : idées suicidaires, dépression, troubles psychotiques. 3 P. ex. : problèmes liés à l’itinérance.
| Raisons des visites à l’urgence | n | % sur 1 138 |
|---|---|---|
| Intoxication | 502 | 44,1 |
| intoxication et médical | 447 | 39,3 |
| intoxication et psychiatrie | 58 | 5,1 |
| Intoxication, médical et psychiatrie | 45 | 4,0 |
| Intoxication, médical et demande de désintoxication | 21 | 1,8 |
| intoxication et demande de désintoxication | 15 | 1,3 |
| Intoxication, médical, psychiatrie et demande de désintoxication | 4 | 0,4 |
| Intoxication, psychiatrie et demande de désintoxication | 1 | 0,1 |
| Total des raisons impliquant l’intoxication | 591 | 52 |
| Total des raisons impliquant l’intoxication | 1093 | 96 |
| Sevrage | 10 | 0,9 |
| sevrage et médical | 16 | 1,4 |
| sevrage, médical et demande de désintoxication | 8 | 0,7 |
| sevrage et demande de désintoxication | 3 | 0,3 |
| sevrage, médical et psychiatrie | 3 | 0,3 |
| sevrage et psychiatrie | 2 | 0,2 |
| sevrage, psychiatrie et demande de désintoxication | 2 | 0,2 |
| sevrage, médical, psychiatrie et demande de désintoxication | 1 | 0,1 |
| Total des raisons multiples impliquant le sevrage | 35 | 3 |
| Total des raisons impliquant le sevrage | 45 | 4 | Total | 1138 | 100 |
Note. n = nombre de visites
Le tableau 9 indique que 588 individus sur les 687 des individus de l’échantillon (85,6%) ont une mention de consommation d’alcool à leur dossier, 200 individus (29,1%) ont une mention de consommation d’au moins un médicament psychoactif et 182 individus (26,5%) ont une mention de consommation d’au moins une drogue illicite. Il est à noter que la consommation de ces substances ne constitue pas nécessairement la cause directe de la visite à l’urgence.
| Catégories de substances | n | % sur 687 |
|---|---|---|
| Alcool | 588 | 85,6 |
| Médicaments psychoactifs | 200 | 29,1 |
| Drogues illicites | 182 | 26,5 | Total | 970* | - |
Note. n = nombre d’individus
*257 individus consomment plus d’une catégorie de substances psychoactives d’intérêt.
En ce qui concerne les catégories de substances consommées au dossier des individus ayant visité l’urgence, on constate à la figure V que parmi les consommateurs de substance unique : 53% des individus de l’échantillon n’ont qu’une mention de consommation d’alcool, 7% n’ont qu’une mention de consommation de drogues illicites et 3% n’ont qu’une mention de consommation de médicaments psychoactifs
Les combinaisons de catégories de substances consommées les plus représentées sont l’alcool et les médicaments psychoactifs pour 18% des individus, l’alcool et les drogues illicites pour 11% des individus ainsi que les drogues illicites et les médicaments psychoactifs pour 4% des individus de l’échantillon. Environ 4% des individus ont une mention à leur dossier indiquant la consommation d’alcool, d’au moins une drogue illicite et d’un médicament psychoactif.

| Catégories de substances consommées | n | % sur 687 | |
|---|---|---|---|
| Alcool | 361 | 53 | |
| Alcool et médicaments psychoactifs | 123 | 18 | |
| Alcool et drogues illicites | 78 | 11 | |
| Drogues illicites | 48 | 07 | |
|
|
Alcool, drogues illicites et médicaments psychoactifs | 26 | 4 |
| Drogues illicites et médicaments psychoactifs | 30 | 4 | |
|
|
Médicaments psychoactifs | 21 | 3 | Total | 687 | 100 |
Note. n = nombre d’individus
Comme mentionnées, précédemment au tableau 9, pour près de 27% des individus de l’échantillon (182 individus), des informations concernant la consommation de drogues illicites ont été identifiées dans leur dossier. Tel qu’indiqué au tableau 10, pour la plupart d’entre eux (85%), une seule drogue illicite consommée a été identifiée. Pour les autres individus, entre 2 (12%) et 3 (3%) drogues illicites consommées ont été identifiées.
| Catégories de substances consommées | n | % sur 687 | % sur 182 |
|---|---|---|---|
| 1 | 154 | 22,4 | 84,6 |
| 2 | 22 | 3,2 | 12,1 |
| 3 | 6 | 0,9 | 3,3 | Total | 182 | 26,5 | 100 |
Note. n = nombre d’individus
Selon le tableau 11, les stimulants majeurs (54%), les perturbateurs (23%) et les dépresseurs (15%) sont les types de drogues illicites les plus représentées. Ensuite viennent les hallucinogènes stimulants (9%), les opiacés (8%), les anesthésiques dissociatifs (4%), les hallucinogènes (3%) et les vasodilatateurs (0,5%).
| Types de drogues illicites | n | % sur 687 | % sur 182 |
|---|---|---|---|
| Stimulants majeurs (amphétamine/Speed, cocaïne, Crack/Freebase) | 98 | 14,3 | 53,8 |
| Perturbateurs (cannabis) | 41 | 6,0 | 22,5 |
| Dépresseurs (GHB) | 28 | 4,1 | 15,4 |
| Hallucinogènes stimulants (ecstasy/MDMA) | 17 | 2,5 | 9,3 |
| Dépresseurs (GHB) | 28 | 4,1 | 15,4 |
| Opiacés (héroïne) | 15 | 2,2 | 8,2 |
| Anesthésiques dissociatifs (kétamine) | 7 | 1,0 | 3,8 |
| Hallucinogènes (LSD, champignons magiques, mescaline) | 6 | 0,9 | 3,3 |
| Vasodilatateurs périphériques (Poppers) | 1 | 0,1 | 0,5 | Total | 213* | - | - |
Note. Les individus consommant plus d’une drogue, dans un type, ont été comptés une fois. n = nombre d’individus *Plus d’un type de drogues illicites a été identifiée pour 27 individus.
La cocaïne (base ou non, prisée, inhalée ou injectée) est la drogue consommée la plus fréquemment indiquée au dossier des individus. Comme le tableau 12 l’indique, pour près de la moitié (47%) des 182 consommateurs de drogues illicites, une mention à l’effet qu’ils consomment de la cocaïne est indiquée à leur dossier. Le cannabis est la deuxième drogue illicite la plus fréquente, environ 23% des consommateurs de drogues illicites ont une mention à cet effet dans leur dossier. Ensuite viennent, le GHB (15%), l’ecstasy (9%), les amphétamines (9%) et l’héroïne (8%). Dans une plus faible proportion, la kétamine (4%), les champignons magiques (2%), le LSD (1%), la mescaline (0,5%) et les Poppers (0,5%) sont aussi mentionnés dans les dossiers des individus de l’échantillon.
| Drogues illicites | Types de drogues | n | % sur 687 | % sur 182 |
|---|---|---|---|---|
| Cocaïne | Stimulants majeurs | 85 | 12,4 | 46,7 |
| Cannabis | Perturbateurs | 41 | 6,0 | 22,5 |
| GHB | Dépresseurs | 28 | 4,1 | 15,4 |
| Ecstasy/MDMA | Hallucinogènes stimulants | 17 | 2,5 | 9,3 |
| Amphétamine | Stimulants majeurs | 17 | 2,5 | 9,3 |
| Héroïne | Opiacés | 15 | 2,2 | 8,2 |
| Kétamine | Anesthésiques dissociatifs | 7 | 1,0 | 3,8 |
| Champignons magiques | Hallucinogènes | 3 | 0,4 | 1,6 |
| LSD | Hallucinogènes | 2 | 0,3 | 1,1 |
| Mescaline | Hallucinogènes | 1 | 0,1 | 0,5 |
| Poppers | Vasodilatateurs périphériques | 1 | 0,1 | 0,5 | Total | 216* | - | - |
Note. n = nombre d’individus
*Plus d’une drogue illicite a été identifiée pour 28 individus.
Comme mentionnées précédemment au tableau 9, pour près de 29% des individus de l’échantillon (200 individus), des informations concernant une consommation de médicaments psychoactifs ont été identifiées dans leur dossier. Selon le tableau 13, pour 38% d’entre eux, un médicament psychoactif est inscrit à leur dossier et pour 31% d’entre eux, deux médicaments psychoactifs sont inscrits à leur dossier. D’autres individus ont trois (14,5%), quatre (9%), cinq (6,5%) ou six (1%) médicaments psychoactifs inscrits à leur dossier.
| Nombre de médicaments psychoactifs | n | % sur 687 | % sur 200 |
|---|---|---|---|
| 1 | 76 | 11,1 | 38 |
| 2 | 62 | 9,0 | 31 |
| 3 | 29 | 4,2 | 14,5 |
| 4 | 18 | 2,6 | 9 |
| 5 | 13 | 1,9 | 6,5 |
| 6 | 2 | 0,3 | 1 | Total | 200 | 29,1 | 100 |
Note. n = nombre d’individus
Selon le tableau 14, les antipsychotiques (45%), les antidépresseurs (44,5%), les anxiolytiques (32,5%) ainsi que les sédatifs et les hypnotiques (30,5%) sont les types de médicaments psychoactifs les plus représentés. Ensuite viennent les opiacés (18%), les stabilisateurs de l’humeur (6%) et les anticholinergiques (2,5%).
| Types de médicaments psychoactifs | n | % sur 687 | % sur 200 |
|---|---|---|---|
| Antipsychotiques | 90 | 13,1 | 45 |
| Antidépresseurs | 89 | 13,0 | 44,5 |
| Anxiolytiques | 65 | 4,2 | 14,5 |
| Sédatifs et hypnotiques | 61 | 8,9 | 30,5 |
| Opiacés | 36 | 5,2 | 18 |
| Stabilisateurs de l’humeur | 12 | 1,7 | 6 |
| Anticholinergiques | 5 | 0,7 | 2,5 | Total | 358* | - | - |
Note. Les individus consommant plus d’un médicament psychoactif dans un même type, ont été comptés qu’une fois. n = nombre d’individus *Plus d’un type de médicaments psychoactifs a été identifié pour 110 individus.
Le tableau 15 dresse la liste des médicaments psychoactifs consignés dans les dossiers des individus de l’échantillon. On y observe que le médicament psychoactif le plus fréquemment inscrit est la quétiapine. En effet, 32% des 200 individus, pour lesquels au moins un médicament psychoactif est consigné, ont ce médicament d’inscrit à leur dossier. Les autres médicaments les plus fréquents sont le clonazepam (26,5%), le lorazepam (24,5%), la venlafaxine (16,5%), le citalopram (11,5%) et l’olanzapine (11%).
| Médicaments psychoactifs | Types de médicaments psychoactifs | n | % sur 687 | |
|---|---|---|---|---|
| Quétiapine (Seroquel®) | Antipsychotiques | 64 | 9,3 | 32 |
| Clonazepam (Rivotril®) | Sédatifs et hypnotiques | 53 | 7,7 | 26,5 |
| Lorazepam (Ativan®) | Anxiolytiques | 49 | 7,1 | 24,5 |
| Venlafaxine (Effexor®) | Antidépresseurs | 33 | 4,8 | 16,5 |
| Quétiapine (Seroquel®) | Antipsychotiques | 64 | 9,3 | 32 |
| Citalopram (Celexa®) | Antidépresseurs | 23 | 3,3 | 11,5 |
| Olanzapine (Zyprexa®) | Antipsychotiques | 22 | 3,2 | 11 |
| Trazodone (Desyrel®) | Antidépresseurs | 19 | 2,8 | 9,5 |
| Hydromorphe (Dilaudid®) | Opiacés | 16 | 2,3 | 8 |
| Diazepam (Valium®) | Anxiolytiques | 11 | 1,6 | 5,5 |
| Mirtazapine (Remeron®) | Antidépresseurs | 11 | 1,6 | 5,5 |
| Paroxetine (Paxil®) | Antidépresseurs | 11 | 1,6 | 5,5 |
| Oxazepam (Serax®) | Anxiolytiques | 10 | 1,5 | 5 |
| Risperidone (Risperdal®) | Antipsychotiques | 10 | 1,5 | 5 |
| Oxycodone (Oxycocet®, Oxycontin®, Supeudol®) | Opiacés | 9 | 1,3 | 4,5 |
| Quétiapine (Seroquel®) | Antipsychotiques | 64 | 9,3 | 32 |
| Divalproex (Epival®) | Stabilisateurs de l’humeur | 7 | 1,0 | 3,5 |
| Codeine (Empracet®) | Opiacés | 6 | 0,9 | 3 |
| Lithium (Carbolith®) | Stabilisateurs de l’humeur | 6 | 0,9 | 3 |
| Autres antidépresseurs | Antidépresseurs | 5 | 0,7 | 2,5 |
| Methadone (Metadol®) | Opiacés | 5 | 0,7 | 2,5 |
| Procyclidine (Kemadrin®) | Anticholinergiques | 5 | 0,7 | 2,5 |
| Zopiclone (Imovane®) | Sédatifs et hypnotiques | 5 | 0,7 | 2,5 |
| Alprazolam (Xanax®) | Anxiolytiques | 4 | 0,6 | 2 |
| Amitriptyline (Elavil®) | Antidépresseurs | 4 | 0,6 | 2 |
| Bupropion (Wellbutrin®) | Antidépresseurs | 4 | 0,6 | 2 |
| Fluoxetine (Prozac®) | Antidépresseurs | 4 | 0,6 | 2 |
| Flurazepam (Dalmane®) | Sédatifs et hypnotiques | 4 | 0,6 | 2 |
| Flurazepam (Dalmane®) | Sédatifs et hypnotiques | 4 | 0,6 | 2 |
| Temazepam | Sédatifs et hypnotiques | 4 | 0,6 | 2 |
| Chlorpromazine (Largactil®) | Antipsychotiques | 3 | 0,4 | 1,5 |
| Haloperidol (Haldol®, Peridol®) | Antipsychotiques | 3 | 0,4 | 1,5 |
| Morphine | Opiacés | 3 | 0,4 | 1,5 |
| Zuclopenthixol (Copixol®) | Antipsychotiques | 3 | 0,4 | 1,5 |
| Methotrimeprazine (Nozinan®) | Antipsychotiques | 2 | 0,3 | 1 |
| Sertaline (Zoloft®) | Antidépresseurs | 2 | 0,3 | 1 |
| Suboxone | Opiacés | 2 | 0,3 | 1 |
| Bromazepam (Lectopam®) | Anxiolytiques | 1 | 0,1 | 0,5 |
| Butlbital (Fiorinal®) | Antipsychotiques | 1 | 0,1 | 0,5 |
| Carbamazepine (Tegretol®) | Stabilisateurs de l’humeur | 1 | 0,1 | 0,5 |
| Dimenhydrate | Sédatifs et hypnotiques | 1 | 0,1 | 0,5 |
| Doxepine | Antidépresseurs | 1 | 0,1 | 0,5 |
| Duloxetine (Cimbalta®) | Antidépresseurs | 1 | 0,1 | 0,5 |
| Escitalopram (Cipralex®) | Antidépresseurs | 1 | 0,1 | 0,5 |
| Loxapine | Antipsychotiques | 1 | 0,1 | 0,5 |
| Naltrexone (Revia®) | Opiacés | 1 | 0,1 | 0,5 |
| Quétiapine (Seroquel®) | Antipsychotiques | 64 | 9,3 | 32 |
| Nitrazepam (Megadon®) | Sédatifs et hypnotiques | 1 | 0,1 | 0,5 |
| Nortriptyline | Antidépresseurs | 1 | 0,1 | 0,5 |
| Trifluroperazine | Antipsychotiques | 1 | 0,1 | 0,5 |
| Ziprasidone (Zeldox®) | Antipsychotiques | 1 | 0,1 | 0,5 |
| Autre hypnotique | Hypnotique | 1 | 0,1 | 0,5 |
| Total | 436* | - | - |
Note. n = nombre d’individus *Plus d’un médicament psychoactif a été identifié pour 124 individus.
Concernant l’orientation des patients suite à leur visite à l’urgence, le tableau 16 indique que la presque totalité des individus (93,6%) sont retournés à domicile, et ce, que ce soit en ayant vu un médecin (71,4%) ou non (22,2%). Les autres patients ont été admis à l’hôpital St-Luc (3%), transférés (3,3%) ou réorientés (0,1%).
Les résultats de l’échantillon correspondent à ceux obtenus pour l’ensemble des cas d’intoxication (n= 2 777 visites pour 1 964 individus) puisque 96,6% sont retournés à domicile, et ce, que ce soit en ayant vu un médecin (71,4%) ou non (22,2%). Le nombre de patients ayant été admis à l’hôpital St-Luc est de 3%, ceux ayant été transférés est de 3,3% et ceux ayant été réorientés est de 0,1%.
| Orientation | n | % sur 2 777 |
|---|---|---|
| Retour à domicile | 1 983 | 71,4 |
| Retour à domicile - départ avant la prise en charge | 616 | 22,2 |
| Admission à St-Luc | 84 | 3 |
| Transfert | 91 | 3,3 |
| Réorienté | 3 | 0,1 |
| Total | 2 777 | 100 |
Note. n = nombre de visites
| Indicateurs | Ensemble des cas venus à l’urgence de l’hôpital St-Luc en 2009 | Cas d’intoxication venus à l’urgence de l’hôpital St-Luc en 2009 |
|---|---|---|
| 1-2. Nombre d’individus et de visites | ||
| Individus (n) | 1 964 | 26 572 |
| Visites (n) | 41 083 | 2 777 |
| 3. Nombre de visites par individu | ||
| Moyenne | 1,5 | 1,4 |
| (minimum-maximum) | (1-61) | (1-48) |
| 4. Âge des individus | sur 26 572 individus | sur 1 964 individus |
| Moyenne (écart-type) | 44,4 (19) | 37,9 (15,3) |
| Médiane | 42 | 37 |
| Minimum-maximum | 0-101 | 14-91 |
| 5. Sexe des individus | % sur 26 572 individus | % sur 1 964 individus |
| Masculin | 51% | 71% |
| (n) | (13 597) | (1399) |
| (Féminin) | 48% | 29% |
| (n) | (12 734) | (565) |
| Information manquante | 1% | 0% |
| (n) | (241) | (0) |
| 6. Moments des visites | % sur 41 083 visites | % sur 2 777 visites |
| Saison | ||
| Printemps | 26% | 27% |
| Été | 26% | 28% |
| Automne | 24% | 24% |
| Hiver | 24% | 21% |
| Mois | ||
| Janvier | 7,9% | 6,7% |
| Février | 7,7% | 6,3% |
| Mars | 8,6% | 8,1% |
| Avril | 8,4% | 8,9% |
| Mai | 8,5% | 9,0% |
| Juin | 8,4% | 8,8% |
| Juillet | 8,8% | 9,3% |
| Août | 8,9% | 9,3% |
| Septembre | 8,4% | 9,0% |
| Octobre | 8,6% | 9,6% |
| Novembre | 8,3% | 7,4% |
| Décembre | 7,6% | 7,7% |
| Jours | ||
| Week-end (vendredi soir au dimanche matin) | 16% | 27% |
| Semaine | 84% | 73% |
| Heures | ||
| Jour et soir (4h à 20h59) | 79,9% | 55% |
| Nuit (21h à 3h59) | 20,1% | 45% |
| Indicateurs | Portrait des usagers ayant au moins une mention d’intoxication à une substance psychoactive d’intérêt à leur dossier ayant visité l’urgence de l’hôpital St-Luc en 2009 |
|---|---|
| 7. Raisons des visites à l’urgence | % sur 1 138 visites |
| Raison Unique | 45% |
| Intoxication et médical | 44,1% |
| Sevrage | 0,9% |
| Raisons multiples1 | 55% |
| Intoxication et médical | 45,4% |
| Intoxication et psychiatrie | 9,5% |
| Intoxication et demande de désintoxication | 3,6% |
| Intoxication et problème social | 1,8% |
| Sevrage et médical | 2,5% |
| Sevrage et psychiatrie | 0,7% |
| Sevrage et demande de désintoxication | 1,2% |
| 8. Catégories de substances psychoactives consommées | % sur 687 individus |
| Alcool | 85,6% |
| Médicaments psychoactifs | 29,1% |
| Drogue illicites | 26,5% |
| 9. Types de consommateurs : consommation d’une ou plusieurs catégories de substances | % sur 687 individus |
| Alcool | 53% |
| Alcool et médicaments psychoactifs | 18% |
| Alcool et drogues illicites | 11% |
| Drogues illicites | 7% |
| Drogues illicites et médicaments psychoactifs | 4% |
| Alcool, drogues illicites et médicaments psychoactifs | 4% |
| Médicaments psychoactifs | 3% |
| 10. Nombre et types de drogues illicites consommées | % sur 687 individus |
| Nombre de consommateurs | |
| 1 | 22,4% |
| 2 | 3,2% |
| 3 | 0,9% |
| Total | 26,5% |
| Types de drogues | |
| Stimulants majeurs | 14,3% |
| Perturbateurs | 6,0% |
| Dépresseurs | 4,1% |
| Hallucinogènes stimulants | 2,5% |
| Opiacés | 2,2% |
| Anesthésiques dissociatifs | 1,0% |
| Hallucinogènes | 0,9% |
| Vasodilatateurs périphériques | 0,1% |
| Nombre de consommateurs | |
| 1 | 11,1% |
| 2 | 9% |
| 3 | 4,2% |
| 4 | 2,6% |
| 5 | 1,9% |
| 6 | 0,3% |
| Total | 29,1% |
| Types de médicaments | |
| Antipsychotiques | 13,1% |
| Antidépresseurs | 13,0% |
| Anxiolytiques | 9,5% |
| Sédatifs et hypnotiques | 8,9% |
| Opiacés | 5,2% |
| Stabilisateurs de l’humeur | 1,7% |
| Anticholinergiques | 0,7% |
| 12. Orientation | % sur 2 777 visites2 |
1Le tableau 18 ne consigne pas l’ensemble des combinaisons de raisons multiples, voir la section plus en détails de l’indicateur 7.
2 Comme les données étaient disponibles de manière directe pour l’ensemble des cas d’intoxication, ces données ont été rapportées plutôt que celles de l’échantillon.
La réalisation de ce projet a été rendue possible grâce la contribution financière provenant du Bureau de la recherche et de la surveillance des drogues et de l’alcool, Santé Canada.
Pierre Vaugeois, Ph.D. chercheur principal
Eve Paquette, M.Sc. professionnelle de recherche
Monic Bleau, soutien à la rédaction
Le Centre québécois de lutte aux dépendances (CQLD) est un organisme indépendant et sans but lucratif. Son champ d’action couvre l’ensemble des dépendances qui affectent le bien-être de la population : alcool, drogue illicite, médicament, tabac, jeu problématique, cyberdépendance, etc.
Le CQLD a pour mission de soutenir la lutte aux dépendances au Québec et au Canada en participant à l’avancement et au transfert des connaissances dans ce domaine. Pour réaliser sa mission, il valorise le partage d’expertises, la concertation entre tous les acteurs concernés, ainsi que la sensibilisation des organisations et de la population face aux enjeux soulevés par les dépendances.
Un remerciement spécial à monsieur Stéphane Racine du Bureau de la recherche et de la surveillance des drogues et de l'alcool (Santé Canada) ainsi qu'à l'équipe de l'hôpital St-Luc du CHUM, plus particulièrement, madame Esther Leclerc, directeur général adjoint des affaires cliniques, madame Isabelle Aumont, coordonnatrice en gestion de l'information et documentaire, madame Nathalie Caya, infirmière chef aux urgences et monsieur Pierre Salvail, analyste en informatique.
Pour citer ce document : Vaugeois, P. et Paquette, E. (2010). Projet de surveillance épidémiologique de l’alcool et des autres drogues dans une urgence hospitalière du Québec. Centre québécois de lutte aux dépendances. Disponible en ligne à : www.cqld.ca